Deux types de formations sont disponibles pour les collaborateurs parlementaires.  Il s’agit de celles qui sont définies par le Code du Travail, en tant que salariés de droit privé, et celles qui sont proposées par l’Assemblée Nationale.

 

En plus de la question de la prise en charge de la formation, l’objectif et le contenu diffèrent : les formations proposées par l’Assemblée Nationale auront plutôt pour objectif de se perfectionner dans la fonction de collaborateurs, ou de bénéficier d’une validation d’acquis.

 

Les formations proposées par l’Assemblée Nationale

 

Plusieurs formations sont ainsi proposées et prises en charge (au moins en partie) par l’Assemblée Nationale :

 

•  une formation de perfectionnement au métier de collaborateur parlementaire organisée par l’ENA :

 

Dispensée traditionnellement le lundi après-midi et composée de 5 modules : l’évolution des institutions, la LOLF et la modernisation de la gestion financière publique, les territoires, les questions européennes et la modernisation de l’action administrative.
(Inscription en début de session ordinaire, nombre de place limité à 40, coût de la formation 900 euros dont 150 à la charge du salarié)

 

• les formations du CNFPT :

 

- l’Assemblée Nationale a conclu une convention afin de permettre aux salariés de bénéficier d’une formation par correspondance qui demande un travail personnel important, avec au choix, un perfectionnement professionnel (Droit parlementaire, Union européenne, Presse et Communication, Rédaction administrative) ou la préparation au concours d’attaché territorial.
(Inscription en début d’année civile, subordonnée à une sélection pédagogique effectuée par le CNFPT)

 

-Un protocole a été conclu parallèlement à la formation par correspondance et qui est gérée par les délégations régionales du CNFPT et qui permet de participer à des stages de formation continue de courte durée, mais aussi de préparations, sur place, au concours d’administrateur et d’attaché territorial.

 

•  le master « Administration du politique » proposée par le pôle affaires publiques de Paris I :

 

Il s’agit d’une formation aux différents aspects du métier de collaborateur d’élu, tant au niveau national (collaborateur parlementaire) qu’au niveau d’exécutifs locaux (collaborateur de cabinet).

 

Pour plus d’information, vous pouvez consulter la fiche de la formation sur le site internet de l’Université Paris I. Quant à la prise en charge, elle est assurée par Opcalia IDF.

 

• le Cycle IHEDN (Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale) :

 

Il permet, notamment aux collaborateurs de parlementaires membres de la Commission de la Défense d’approfondir leur connaissance sur ce domaine. Il s’agit d’une formation de deux jours, dont les frais pour le salarié s’élève à 60 euros.
Vous trouverez plus d’information, notamment sur les prochaines sessions, sur le site de l’IHEDN.

 

• Des cours d’anglais sont également assurés le vendredi matin ainsi que des Conférences thématiques.

 

Vous pouvez consulter toutes les informations pratiques ainsi que la liste des conférences sur la fiche consacrée à la formation des collaborateurs dans l’Intranet « 577″.

 

Les formations organisées par le Code du Travail

 

Quant aux formations qui dépendent du code du travail, elles peuvent être à l’initiative de l’employeur, du salarié ou d’une concertation et peuvent correspondre aux autres projets, plans de formation des salariés.

 

Si la formation correspond à une formation dite « d’entreprise », c’est-à-dire qu’elle comporte un lien avec l’emploi occupé, elle sera prise en charge par OPCALIA-IDF (qui est l’organisme auquel les députés employeurs versent une contribution).

 

Si la formation est un projet de reconversion complet, qu’elle n’a pas de lien avec les activités qui peuvent être exercées dans le cadre des fonctions de collaborateur parlementaire et qu’elle implique un congé de formation, il faudra alors prendre contact avec Le FONGECIF Ile-de-France (qui est le Fond de gestion du congé individuel de formation). La prise en charge sera alors plus intéressante, mais le dossier est plus lourd et les conditions beaucoup plus restrictives car ce dispositif de formation concerne en priorité un public ciblé principalement en fonction du niveau de diplôme, de l’âge du salarié ainsi que de son ancienneté.

 

En pratique

 

•  J’ai un projet de formation
- je contacte en priorité OPCALIA-IDF (qui prend également en charge les collaborateurs de circonscription)
- je présente mon projet de formation (formation courte ou même Universitaire, sous réserve).
- OPCALIA-IDF va étudier si ma demande peut être financée par l’organisme
- ces derniers vont alors établir un plan de financement qui prendra en charge tout ou partie de la formation. Elle pourra intégrer mes droits acquis dans le cadre du DIF*.
- dans le cas où la formation imposerait une modification des horaires de travail, il faudrait alors parvenir à un accord avec l’employeur sur d’éventuels aménagements.

 

* DIF : Droit Individuel à la Formation. Il représente un crédit d’heures de formation de 20 heures par an, cumulable sur six ans dans la limite de 120 heures. Le DIF cumulé est consultable sur les fiches de paie. Il est portable.
NB : Pour les collaborateurs ayant plusieurs contrats de travail à temps partiel ou ayant changé d’employeurs, le Service des Affaires Financière n’a pas centralisé le DIF que vous pourriez avoir cumulé. Il est donc nécessaire de consulter vos dernières fiches de paie afin de cumuler vous-même vos droits.

 

•  Je n’ai pas de projet, je m’interroge sur mes possibilités d’évolutions professionnelles

 

L’outil le plus adapté dans ce cas, et qui peut être particulièrement utile aux collaborateurs parlementaires en fonction de la pluralité et la disparité des compétences que cette fonction peut impliquer, reste le bilan de compétences.

 

Dans ce cas, la procédure à suivre est de prendre contact avec OPCALIA-IDF afin d’en bénéficier. Il n’existe pas de conditions particulières pour y accéder, à partir du moment où la demande est légitime (la demande trop précoce d’un salarié dont c’est le premier poste suite à l’obtention de son diplôme, pourrait ainsi être refusée).
Il existe plusieurs prestataires de bilans de compétences : vous pouvez donc indiquer celui de votre choix, il faudra cependant vous renseigner auprès d’OPCALIA-IDF, car tous ne sont pas agréés.
Par ailleurs, une liste peut vous être fournie pour vous accompagner dans le choix de l’organisme.

 

Cet outil permet au salarié de bénéficier de l’expertise et de l’objectivité d’un consultant afin de faire le point sur ses compétences, d’identifier des axes d’évolution professionnelle et, le cas échéant, de mettre en place un plan de formation réaliste et cohérent.

 

• Je souhaite faire valider mes acquis – VAE (validation des acquis de l’expérience)
Ici aussi, l’interlocuteur privilégié reste OPCALIA-IDF qui pourra prendre en charge ce projet. Il s’agit, pour des salariés pouvant justifier d’une expérience professionnelle de plus de 3 ans, de faire valider par un jury un diplôme ou un certificat de qualification professionnelle (à condition que celui-ci soit ouvert à la VAE).

 

Pour plus d’information vous pouvez consulter les liens ci-dessous, ou prendre contact avec le syndicat. Une liste (non exhaustive) des formations les plus suivies ou qui pourraient rentrer dans le champ de compétence d’OPCALIA, ainsi que des organismes, sites de recherche, etc. devrait prochainement être mise en place et disponible sur demande.

 

Le Site OPCALIA IDF :
http://www.opcalia-idf.com/fr/

Les fiches du Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue Social : http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/formation-professionnelle,118/

Les dispositions du Code du Travail :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006178178&cidTexte=LEGITEXT000006072050

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